Planéte Raï

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Salut à tous,
Je m'appelle Hatim et dans ce skyblog je vous propose des trucs vraiment sympas sur le raï.J'ai 14 ans et j'habite à El Jadida au Maroc.Ma passion c'est le raï.
Bon je vous laisse j'ai des articles à publier...

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# Posté le dimanche 02 avril 2006 10:13

Modifié le samedi 29 avril 2006 11:56

Cheb Khaled,mon chanteur de Raï préféré...

Cheb Khaled,mon chanteur de Raï préféré...
C'est à Sidi-El-Houari, un faubourg d'Oran, que Hadj Brahim Khaled pousse ses premiers cris le 29 février 1960. Tout gamin, ce fils de policier se passionne déjà pour la musique en clamant son admiration pour Elvis Presley et Johnny Hallyday. mais aussi pour la musique égyptienne d'Oum Kalthoum ou le reggae de Bob Marley. Il apprend le chant et l'accordéon et débute selon la tradition, en jouant pour les cérémonies de circoncision et les mariages.
A 16 ans, Khaled plaque le collège et enregistre son premier 45 tours : Trig il lici, (la route du lycée), apologie de la drague buissonnière. Il est parmi les premiers à enregistrer sur cassette et tourne dans les cabarets de la côte. Cheb Khaled devient une vedette en Algérie sans jamais passer à la radio : le raï chante les filles et l'alcool et il est interdit d'antenne.
1985. Le raï sort de la clandestinité grâce à une libéralisation du régime qui veut récupèrer le raï et organise le 1er Festival de Raï d'Oran. C'est le premier concert public de Cheb Khaled. Il s'installe en France à partir de 1986 et enregistre Kutche, son premier album, où il évolue vers le jazz et la pop.
En 1992, l'album Khaled, produit à Los Angeles par Don Was, entre dans le top 50 français. Le titre (Didi) est le premier grand tube du raï. Il satellise Khaled autour de la planète.
En 1993 l'album N'ssi N'ssi sera la bande-son du film Un deux Trois Soleil de Bertrand Blier.
En 1996,l'album Sahra, de plus en plus world, il enregistre avec Jean-Jacques Goldman, au Tuff Gong Studio de Kingston avec les cuivres des Wailers et au studio Davout porte de Montreuil avec IAM.
L'album Kenza du nom de sa fille, vient juste de sortir(1999). Enregistré aussi avec Jean-Jacques Goldman. Album contient la chanson Imagine de John Lennon faite en duo avec la chanteuse Noa.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 10:14

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 17:31

Faudel,le prince du Raï

Faudel,le prince du Raï
Enfant de l'immigration, Faudel, le petit prince du raï, est devenu, à seulement 28 ans, le porte-parole de toute une génération de Français d'origine maghrébine. A travers ses chansons, il prône subtilement la fusion entre deux mondes. Celui de ses origines, proche de la tradition oranaise, et celui de l'Occident, berceau des rythmes électroniques. Le résultat de cet heureux mariage: un artiste plein de générosité, plébiscité par tous.
L'histoire de Faudel Belloua commence comme celle de nombreux enfants français de la deuxième génération d'immigrés algériens. Ses parents ont quitté leur pays pour trouver du travail en France et vivent difficilement dans la tristement célèbre cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie, près de Paris.
C'est dans cette ville et dans ce contexte social tendu (la cité est en proie à de nombreuses violences) que naît Faudel (qui signifie "bienvenu") le 6 juin 1978. Son père, originaire de Tlemcen en Algérie (tout comme Patrick Bruel), est ouvrier aux usines Renault de Flins-sur-Seine et sa mère fait des ménages. Difficile pour le couple de faire vivre correctement leurs huit enfants (huit garçons !).
Mais la passion de la musique, initiée par leur grand-mère, préserve les frères Belloua de la délinquance qui les guette. Epris de raï (la musique traditionnelle algérienne), de maalouf (tradition oranaise) et de reggae, chacun d'eux grandira avec cette ferveur pour la chanson. Si bien que Faudel, à seulement douze ans, envisage sérieusement d'en faire son métier.
Les étoiles du raï
Le jeune homme crée son premier groupe Les étoiles du raï avec lequel il sillonne les routes de l'Ile de France. De fêtes en kermesses, Faudel apprend le métier et commence, entre deux reprises des grands chanteurs (Cheb Hasni, Cheb Mami, Khaled, ...), à écrire ses propres chansons.
Par l'intermédiaire de son ami Momo (Mohamed Mestar), Faudel prend de l'assurance et abandonne rapidement ses études de comptabilité pour se lancer dans la chanson. Quelques premières parties remarquées de concert (dont MC Solaar) font parler de lui. Mais ce sont surtout les télévisions qui font exploser le chanteur.
En 1995, France 3 et Arte lui consacrent deux reportages. Sa notoriété va grandissante et lui permet de fouler l'année suivante la célèbre scène du Printemps de Bourges. Là, devant des milliers de personnes, Faudel s'offre à un véritable public. A l'issue de sa prestation, prodigieuse pour un artiste de cet âge, Mercury signe le chanteur pour un contrat de cinq albums !
Tellement je t'aime
Alors que le raï rencontre déjà un certain succès en Europe, notamment grâce à la présence médiatique des Khaled, Cheb Mami ou Rachid Taha (ex Carte de Séjour), Faudel fait figure de petit nouveau. Son talent consiste à se tourner vers toutes les musiques (électro, reggae, salsa, new wave, rock, ...), sans jamais perdre le fil de la tradition raï. Son premier album, Baïda, sorti en 1997, se démarque ainsi des oeuvres de ses aînés, et néanmoins amis, par cette originalité.
Le succès est immédiat grâce au tube Tellement je t'aime. Faudel se voit attribuer le flatteur surnom de Petit prince du Raï. Pour ceux qui n'auraient pas encore succombé à sa musique et à son sourire éclatant, Faudel transforme l'essai sur la scène de Bercy le 26 septembre 1998.
L'événement est exceptionnel: 1, 2, 3 soleils rassemble 15 000 personnes déchaînées pour assister au premier grand concert hommage à la musique raï. Sur scène, Rachid Taha, Khaled et Faudel alternent leurs plus grands succès, en solo, en duo ou en trio. La médiatisation de l'événement est extrême (télés, journaux, radios, CD, vidéos, ...). Le jeune Faudel est devenu une star. Après le public, la profession récompense son talent en lui décernant début 1999 la Victoire de la Musique de la Révélation de l'année.
Le petit prince du raï
Plus rien n'arrête le jeune homme d'à peine vingt ans: tournées internationales, concerts en France qui le mènent jusqu'à l'Olympia, interviews, télés, disques vendus par centaines de milliers, ... L'année 1999 est l'année Faudel.
Rien de plus naturel si l'image sympathique du jeune homme s'exporte aussi sur grand écran. Ainsi tourne-t-il dans Jésus de Serge Moati puis en 2000 dans un film de Laurent Firode, Le Battement d'ailes du papillon, aux côtés d'Audrey Tautou. Si le film n'a pas eu un succès retentissant, l'expérience a plu au chanteur, qui la renouvelle sur petit écran en 2001 en incarnant pour M6 (chaîne française) Sami, un surveillant de lycée.
Mais Faudel ne renonce en rien à la chanson. Pour preuve la sortie de son second album Samra en février 2001, album très attendu et salué par la critique. Puis reprend la vie habituelle du chanteur: tournées, enregistrements, promotions de son nouvel album. Une routine que vient "troubler" en février 2002 la naissance de son premier enfant Enzy. Comblé, l'artiste offre l'image d'un homme sain et épanoui. A l'automne 2003 sort son troisième opus, Un autre soleil, plus réfléchi que les précédents.
Les années, l'expérience, et sa récente paternité font du "petit prince" un homme. Ses chansons s'en ressentent et sont de plus en plus touchantes.
A 28 ans, Faudel fait preuve d'un grand talent et d'une personnalité attachante. Avec trois albums, de nombreux tubes, et une présence scénique étonnante, le jeune chanteur est désormais l'ambassadeur du raï en France, et assure sa promotion auprès de toutes les générations.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 10:16

Modifié le mardi 24 juillet 2007 05:40

Rachid Taha...

Rachid Taha...
Blond peroxydé et yeux bleus, Rachid Taha prend des airs aryens sur « Olé, olé » et continue à déranger. Ses sons métissés et ses textes sans mots mâchés cherchent à faire la peau au racisme et à la soumission. Celui qui, en 1982, dans « La Moda », bousculait les beurs qui se décoloraient pour rentrer dans les boîtes de nuit et préféraient le disco aux musiques de leurs racines joue un mélange de rock et de world-music et dénonce toujours les conformismes et l'intolérance de notre société. Sa devise ? Ne jamais changer de route à cause d'un nom, ne jamais changer de nom à cause d'une route. Rachid Taha a trouvé sa voix/e et ne cesse pas d'être fidèle à son identité.
Rachid naît à Oran le 18 septembre 1958. A 10 ans, il débarque en France, en Alsace, puis dans les Vosges. La neige remplace le soleil d'Algérie et les enfants véhiculent le racisme de leurs parents. En 1979, Rachid Taha quitte le foyer familial et sillonne les routes de France, en V.R.P., pour placer des ouvrages de littérature française dans les maisons, derrière les portes. Puis il retrouve sa famille, qui a déménagé, dans la banlieue de Lyon. Rachid retourne chez elle et vit de petits boulots avant d'entrer à l'usine, en 1981. Mohammed et Moktar, ses collègues, jouent respectivement de la guitare et de la basse. Avec eux, Rachid Taha va se mettre à chanter.
Alors que l'actualité est à l'immigration, le groupe trouve son nom : Carte de séjour. En 1982, aidé par un producteur, la formation sort un succès d'estime de quatre titres. Deux ans après, Carte de séjour sort son véritable premier opus : « Rhorhomanie », célébration du « rhorhos », cette langue de la deuxième génération d'immigrés, née du français et de l'arabe. L'album, enregistré par Steve Hillage, ancien membre du groupe Gong, est un pont entre l'Orient et l'Occident.
En 1986, « Deux et demi », le deuxième album paraît. La « Douce France » de Charles Trenet fait grincer des dents dans sa version arabisée, mais la reprise est un succès. Comme l'arbre cache la forêt, « Douce France » fait de l'ombre au reste de l'opus, des morceaux en arabe. Après une tournée en Allemagne, Carte de séjour se sépare en 1989. Rachid Taha se retrouve alors à Los Angeles. Dans la Cité des Anges, les projets ne voient pas toujours le jour. Réalisée avec Don Was, du groupe Was, la maquette ne donne pas vie à un disque.
Rachid Taha part se ressourcer loin des anges, sous le soleil de son Algérie natale. Là-bas, dans la chaleur de ses racines, il se remet à travailler. En 1991, Rachid Taha sort son premier album solo. L'actualité ne sert pas systématiquement la promotion médiatique. « Barbès », mis à l'écart par les radios, souffre des répercussions de la guerre du Golfe. Pour le second album, Steve Hillage retrouve l'ancien leader de Carte de séjour et se charge de la production. En 1993, « Rachid Taha » paraît, plus mordant que jamais. Les sonorités techno de « Voilà, Voilà » attirent les DJ anglais qui propulsent le morceau dans les charts spécialisés, malgré le ton politique du titre, réplique à Le Pen. « Olé, olé », plus électro, sort en 1995. L'opus continue à métisser, à mélanger guitare électrique, cithare arabe et accordéon cajun. En 1997, l'ancienne Carte de séjour devient « Carte Blanche » : Rachid Taha sort son double best of. L'année suivante, il sort un album de reprises, une nouvelle approche du répertoire oriental. « Ya Rayah », figurant sur « Rachid Taha », et devenu un tube, mérite sa place dans « Diwân ».
En 1998, il sillonne à nouveau toute la France, mais plus en V.R.P. Star, il passe même de la Rochelle ou de Saint-Malo au Québec ou aux Etats-Unis. A Paris, à Bercy, Rachid Taha chante le raï avec Khaled et Faudel. Les « 1, 2, 3 Soleil »(s) se déchaînent dans une salle pleine à craquer. En 2000, après des concerts au Caire et à Alexandrie, Rachid Taha sort son nouvel album : « Made in Medina ». Une fois de plus, le mélange est savoureux. 2001 est l'année des voyages en France et ailleurs, notamment en Asie ou en Australie. Le succès est partout. Rachid Taha enthousiasme toutes les cultures, et s'enthousiasme pour elles. En 2002, toujours en voyage et dans les festivals, Rachid passe par l'Espagne et la Belgique.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 10:17

Modifié le mardi 24 juillet 2007 04:27

Cheb Bilal...

Cheb Bilal...
Né en Algérie, Cheb Bilal a été élevé à Oran et y a suivi les cours du conservatoire de musique. Parfaitement bilingue, il a aussi appris son métier en se produisant dans de nombreuses fêtes et mariages locaux.
Il forme le groupe El Ahouar dans les années 80 et remporte, en 1987, le premier prix d'un concours de chansons. C'est au moment où il devient une superstar dans son pays natal qu'il rejoint la plus méditerranéenne des villes françaises.
Cap sur Marseille en 1989. Dans la cité phocéenne, il continue d'écumer les manifestations en tous genres et fait connaître son oeuvre par la diffusion d'une soixantaine de cassettes audio (à retenir Ghorba ou L'herm, la toute première).
Il y fait ses vrais débuts sur scène, en ouverture de Cheb Hasni, autre légende d'Alger, assassiné le 29 septembre 1994 par des islamistes. Le public marseillais est conquis... Un bouche à oreille efficace lui permet petit à petit d'attirer l'attention des médias.
En 2002, c'est enfin la reconnaissance avec une signature dans un label important et la parution d'un véritable premier album, Sidi Sidi. Cheb Bilal y présente une musique assez traditionnelle mais teintée de cuivres, de violons et de congas !
Les chansons sont interprétées soit en français, soit en arabe. C'est une véritable promenade méditerranéenne. Il rejoint ainsi les Khaled, Faudel et autres Cheb Mami dans le club très fermé des vedettes du raï.
En 2003, il publie l'album Fakou et participe ensuite à un disque de jazz, Les enfants de Marguerite-Marie.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 10:18

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 15:52